A Chicken in the Kitchen

Ici, pas d'élevage intensif, ni de sacrifice vaudou. C'est le blog d'un Poulet parisien à table, ses recettes, ses adresses favorites, ses coups de coeur, ses coups de bec, culinaires évidemment... On y laissera des plumes, je vous le dis...

samedi 29 janvier 2011

Mon steak dans mon assiette

Je viens de finir la lecture d'un article passionnant du Monde.fr sur l'origine des viandes bovines que l'on trouve dans nos commerces. Il s'agit une nouvelle fois d'apprendre à décrypter et déchiffrer les étiquettes entre broutards ou jeunes bovins (type JB), génisses (type génisses) ou encore vaches de réforme (type lait ou type viande). On y apprend que les broutards sont de jeunes bovins mâles vendus vers 9-10 mois qui partent en Italie ou au Maghreb pour être engraissés. Certains autres restent en France et sont vendus vers 24 mois, produisant une viande d'excellente qualité. Viennent ensuite les génisses ou jeunes femelles destinées à la reproduction mais qui, finalement, ne font pas l'affaire. Elles sont vendues à 30 mois, leur viande reste assez tendre. Enfin, nous avons les vaches dites "de réforme" qui ont donné de nombreux veaux mais qui ne sont plus fiables "reproductivement" parlant. Il s'agit de la catégorie de viande la plus consommée, la moins chère et la moins bonne ("celle qu'on trouve dans les Monoprix", avoue l'éleveur). Tout cela pour dire que, finalement, on deviendrait presque végétarien. Car derrière mon pauvre steak, on a tendance à oublier qu'il y avait un animal vivant, devenu carcasse...

Pour lire l'intégralité de l'article, cliquez ici.

Posté par Kitchen Chick à 18:22 - Les coups de bec de Poulet - Commentaires [5] - Rétroliens []
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Commentaires

    L'ennui, c'est que si on réfléchit trop, on ne mange plus rien. Imagine une belle tomate, que tu as fait pousser toi même dans ton potager.. (ce qui est dur à Paris mais bon.) Imagine cette tomate qui est resté accroché à son arbre malgré le vent et la pluie. Et si cette pluie était une pluie acide, ou si l'air qu'a respiré la tomate était polué, la tomate dite "bio" et élevée au grand air, n'est peut être pas si saine que ça. La même chose pour les trucs garanti sans pesticide. Si un champs voisin reçoit une dose d'engrais, un peu de vent, le ruisselment de l'eau, la nappe phréatique, les oiseaux qui transportent les graines ou que sais-je encore... Ce n'est plus vraiment sans pesticide.
    Bref : faisons confiance à notre boucher quand il nous dit qu'elle est belle sa viande ! (Et stop à la viande sous vide monoprix )

    Posté par L'étudiante, dimanche 30 janvier 2011 à 12:04
  • J'ai moi aussi vu et lu un petit tas de reportages qui te disent tout (ou presque)ce qu'on ne nous dit pas à propos de la viande industrielle...ça m'a fait tellement peur il y a quelques années que j'en suis devenue végétarienne pendant un temps, jusqu'à être réconcilier avec la viande par mon futur beau-père, boucher à la campagne, qui, sans militer vraiment, cherche à avoir les meilleurs produits possibles, en ayant une vraie traçabilité de la viande qu'il vend...la boucherie est un métier de passion, et ne devrait pas être l'objet de jeux économiques pqui nous font manger de la m...ok avec l'étudiante pour écouter son boucher!!

    Posté par Miss Crumble, dimanche 30 janvier 2011 à 12:36
  • Il n'y a que du bon sens dans vos commentaires, je suis d'accord avec vous. Il faut savoir, comme pour tout, où se diriger et être consommateur averti et aguerri. Il faut, je crois, aussi garder le respect pour ces bêtes que l'on tue pour se nourrir, et je pense qu'il reste quelques progrès à faire de ce point de vue là. Tout est une question de finance, comme l'épineuse question de l'huile de palme que j'évoquais dans un précédant billet d'humeur. La sélection et le choix ne devraient pas se faire par l'argent. La qualité et l'éthique devraient être intrinsèquement liées et proposées à tous, pas seulement aux portefeuilles les plus aisés.

    Posté par Laurent, dimanche 30 janvier 2011 à 18:24
  • Eh oui...mais si tu veux des raisons supplémentaires de devenir végétarien, je peux t'en donner !
    Sache que ce n'est pas parce que tu as un broutard français dans l'assiette qu'il est produit dans des conditions satisfaisantes ! S'il n'est pas bio, il y a 90% de chances (si ce n'est plus) qu'il ait été élevé aux OGM et dans des conditions lamentables...la viande est peut-être bonne au goût mais ça ne veut pas dire qu'elle est vraiment bonne pour la santé et encore moins que le bien-être de l'animal a été respecté et je suis désolée de dire qu'acheter sa viande chez son boucher n'apporte aucune garantie à ce niveau-là ! Pour avoir cette garantie, il faut se tourner du côté du label Bio.
    Et puis il y a l'épineuse question de l'avenir de la viande dans notre régime alimentaire à cause de la pollution et de l'appauvrissement des sols qu'elle induit.
    Si toutes ces questions t'intéressent, il y a l'excellent mais très percutant livre de Fabrice Nicolino sorti l'année dernière, "Bidoche". C'est une bonne synthèse de toutes ces questions (mais tu risque vraiment de devenir végétarien après l'avoir lu .
    A bientôt

    Posté par Chris, lundi 31 janvier 2011 à 16:16
  • Merci, Chris, pour ces références très utiles. Il faut sans doute, oui, privilégier les labels bio. Je suppose qu'ils tiennent parfaitement compte des conditions d'élevage et d'abattage des animaux. Et c'est encore, je le redis, une question de portefeuille, puisque la viande bio est et reste encore très chère.

    Posté par Laurent, mardi 1 février 2011 à 08:28

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